Chute du Temple (époque)
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La chute du Temple (XIVème s.)
L'époque La chute du Temple (XIVème s.) appartient à l'ère Les guerres secrètes.
Au début du XIVe siècle, l'Ordre du Temple paraît proche d'accomplir le Grand Plan : influent à Jérusalem comme à Paris, il se croit invincible. Mais une coalition se forme : autour de Philippe le Bel, des membres de l'Empereur et de la Maison-Dieu trouvent le moyen de discréditer le Temple par des accusations soigneusement construites, jusqu'à provoquer l'effondrement de sa façade exotérique.
La chute du Temple s'inscrit dans une crise où la papauté devient un champ de bataille occulte. Célestin V (Arcane IX) est élu, puis démis au bout de cinq mois par Boniface VIII, un pape déjà intégré à l'ordre du Temple. Boniface se heurte à la résistance de Philippe le Bel : son légat est emprisonné, la menace d'excommunication est neutralisée, et le pape meurt peu après d'une maladie mystérieuse. Le successeur, Clément V, signera l'arrêt de mort du Temple : plus indépendant que son prédécesseur, il n'en est pas moins contraint par le roi, et la lutte se joue autant par les armes que par les intrigues. Dans l'ombre, un Concile secret se tient au Palais des Papes à Avignon (qui durera 37 années), où des occultistes (incluant des Nephilim et des Templiers, collaboration improbable) cherchent à comprendre comment la Kabbale bouleverse la théologie — et quels rapports cela implique avec les Mondes de Kaballe (dont Sohar), avec Daath et les figures qui y sont liées.
Au coeur de l'offensive contre le Temple, Philippe le Bel devient l'axe autour duquel s'organisent des manœuvres de l'Empereur et de la Maison-Dieu. Dans cette recomposition, certains Arcanes jusque-là en retrait se redéploient : l'Impératrice reprend force dans l'ombre de l'Empereur ; le Pape se réforme ; le Jugement est reconnu comme une puissance distincte. Dans ce tumulte, des Nephilim participent à des réseaux d'information, d'influence et de logistique : ils manipulent les fausses accusations, exploitent les fractures politiques, et utilisent la confusion pour redessiner des alliances. Des acteurs singuliers apparaissent dans l'entourage occulte et profane de la période, comme Le Monarque Voilé, ou des Nephilim tels que Ter'eas (un Sphinx) et Barogos (un Ange), dont les initiatives croisent les intérêts du Temple, des Arcanes et de coalitions profanes (jusqu'à la Ligue Hanséatique).
Après 1307 et l'arrestation de Jacques de Molay, la partie exotérique de l'ordre s'effondre, et les commanderies deviennent des cibles. À l'étranger, le Bâton avance sous d'autres masques : les traces se perdent, mais la chasse s'étend. La traque n'est pas improvisée : un réseau organisé par la Maison-Dieu surveille les plus hauts niveaux du Temple. La rumeur affirme que le Baphomet — incarnation du véritable Grand Maître — devait être transféré de Jérusalem à Paris et aurait été détruit par une Phalange de la Maison-Dieu. Les affrontements sont brefs, variables ; les Templiers résistent peu à l'emprisonnement mais excellent dans la fuite. Les foci et sorts des commanderies sont saisis et retournés contre eux. Surtout, beaucoup de Nephilim découvrent les homoncules : certains apprennent qu'on ne peut libérer un homoncule qu'en préservant son enveloppe. Cette révélation peut pousser des Nephilim à rejoindre la Tempérance pour tenter d'enrayer la spirale des brutalités, entre Templiers et Déchus.
Déracinés depuis la croisade albigeoise, alors que la Kabbale gagne en légitimité à Avignon, des alchimistes s'installent au cœur des villes : quartiers tortueux, ruelles, souterrains — parfaits pour dissimuler des laboratoires. Dans ces mêmes lieux, d'autres acteurs occultes opèrent :
- des Templiers, qui traquent hérétiques et sorciers à la faveur de simples dénonciations ;
- les Mystères du Midi, sous le contrôle des Baladins de Daedalus, dont l'influence se déploie dans l'ombre.
Cette intrigue relie directement l'essor des Confréries alchimistes à une guerre occulte urbaine, où les savoirs circulent, où les chasses s'organisent, et où l'alchimie apparaît pour certains Nephilim comme un renouveau — au prix d'une clandestinité permanente.
Acteurs occultes
Arcanes majeurs
- Arcane III (L'Impératrice)
- Arcane IV (L'Empereur)
- Arcane V (Le Pape)
- Arcane IX (L'Hermite)
- Arcane XIV (La Tempérance)
- Arcane XVI (La Maison-Dieu)
- Arcane XX (Le Jugement)
Arcanes mineurs
- Bâton (le Temple, ses obédiences et ses fugitifs)
- Mystères du Midi (sous le contrôle des Baladins de Dædalus)
Autres factions
- Ligue Hanséatique (poids profane croisant les jeux occultes)
- Hospitaliers de Rhodes (bénéficiaires des biens matériels du Temple, hors structure templière)
Figures
- Philippe le Bel
- Jacques de Molay
- Célestin V
- Boniface VIII
- Clément V
- Clément VI
- Guillaume de Nogaret
- Le Monarque Voilé
- Ter'eas
- Barogos
- Krafotz
- Archimodion
- L'Unique
- Baphomet
| Point de règle Point de règle · 5ème édition (Légende) | |
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Voir aussi
Références dans les suppléments suivants
- Nephilim Quintessence, « La chute du Temple (XIVème s.) »
- Compagnon, « La chute du Temple » (intrigues : Intrigues papales ; Poursuite des Templiers ; Les labyrinthes alchimiques)