L'île du palais mordoré
Dans un archipel que les courants de Meborack isolent du reste du monde selon des cycles connus des seuls astrochrones, se dresse l'île du palais mordoré — un édifice dont les murs et les toits captent la lumière du couchant et la restituent en une teinte dorée perpétuelle, comme si le palais était figé dans un crépuscule éternel. L'intérieur est somptueux mais austère : les salles sont presque vides, à l'exception de colonnes de marbre blanc et d'un objet unique placé en leur centre — une balance d'or dont les plateaux oscillent en permanence, ne s'arrêtant jamais.
La gardienne du palais est la balance intangible, une statue de marbre blanc portant cette balance d'or. Son pouvoir est celui de la réorganisation : la première personne qui touche volontairement la balance peut réorganiser son vécu contemporain — un médecin peut devenir pilote, un soldat peut devenir poète, les compétences acquises se redistribuent selon la volonté du toucher. Ce pouvoir incarne l'idéal de Chesed : la miséricorde qui offre une seconde chance, la possibilité de tout recommencer sans perdre l'essence de ce que l'on est.
L'île du palais mordoré est un lieu de transformation et de renouveau — un endroit où l'équilibre de Meborack se manifeste non pas comme contrainte mais comme don. Les kabbalistes qui viennent ici y cherchent souvent un nouveau départ, une réorientation de leur quête ou de leur existence, et la balance leur offre cette possibilité avec une générosité qui contraste avec la rigueur du palais d'onyx.
Créatures résidentes
- La balance intangible du palais mordoré, gardienne de la dormance — Statue de marbre dont la balance d'or permet de réorganiser son vécu.
Autres créatures de Chesed
- Les seigneurs des tourments aux casques de diamants — Guerriers dorés de la cité flottante de Chalcédoine.
- Orthomios-Sabots d'or, celui qui veille sur les chemins de Meborack — Centaure colossal aux tatouages ésotériques.
- Yod Makon, seigneur sans visage, polémarque de la cité — Seigneur à l'armure de cuivre dont nul ne voit le visage.
Références dans les suppléments suivants
- Magie (1e éd.), p.192
- Le Grimoire du 3e Cercle, pp.84-85,87-88