Le lac des plaisirs infinis
Au-delà de la cité d'Auron, dans une cuvette entourée de collines noires, s'étend le lac des plaisirs infinis — une étendue d'eau sombre dont la surface est si lisse qu'elle reflète le ciel de Pachad avec une fidélité qui donne le vertige. Le lac est chaud — pas tiède, mais chaud comme du sang — et des vapeurs s'en élèvent qui provoquent chez le baigneur des hallucinations de plaisir si intenses qu'elles en deviennent douloureuses. Le lac est le piège ultime de la luxure de Pachad : un plaisir infini qui devient torture infinie, une extase qui ne cesse jamais et qui finit par détruire celui qui s'y abandonne.
Les résidents du lac sont les Les spectres aux plaisirs infinis, faucilles de chair, des créatures spectrales munies de faucilles qui découpent la chair de leurs victimes avec une précision chirurgicale — chaque coup ôtant un morceau de réalité plutôt qu'un morceau de corps, si bien que la victime se sent de plus en plus irréelle, de plus en plus spectrale, jusqu'à devenir elle-même un fantôme prisonnier du lac.
Le lac des plaisirs infinis est le lieu où la sagesse — Hokmah — se confronte à la plus grande des tentations : le plaisir sans fin, la satisfaction totale, l'abandon complet de soi. Le kabbaliste qui résiste au lac apprend que la sagesse n'est pas dans la satisfaction mais dans le renoncement — et que les plaisirs infinis de Pachad sont en réalité des souffrances infinies déguisées.
Créatures résidentes
- Les spectres aux plaisirs infinis, faucilles de chair — Spectres à faucilles qui découpent la réalité de leurs victimes.
Autres créatures de Hokmah
- Ceux qui hantent le ciel — Créatures aériennes de la cité d'Auron.
- Ceux qui sont parés de guirlandes, voleurs du sixième sens — Voleurs de sens de l'empire des sens.
Références dans les suppléments suivants
- Magie (1e éd.), p.194
- Le Grimoire du 3e Cercle, pp.89-92