Les forêts épineuses de Lleug

De Nephilim Wiki

Aux confins occidentaux de Netzach, là où les bas-reliefs des grandes constructions de l'Ouest cèdent la place à une nature redevenue sauvage, s'étendent les forêts épineuses de Lleug. Ces bois sont l'antithèse des forêts de feu de Pharphar : là où celles-ci flamboyaient de chaleur et de lumière, les forêts de Lleug sont sombres, froides et hérissées d'épines d'une dureté minérale. Les arbres y sont des colonnes noueuses recouvertes de ronces dont les pointes suintent un liquide clair et scintillant — l'eau vive de Lleug, une substance d'une pureté absolue capable de dissiper l'orichalque contenu dans tout objet sur lequel elle est versée. C'est cette eau miraculeuse qui fait de ces forêts inhospitalières un lieu de pèlerinage pour les kabbalistes du monde entier.

Le gardien spirituel de ces forêts est Daniel, le signe de la miséricorde, l'ange des confessions, un bel homme de haute stature, vêtu d'un simple pagne et dont le corps est couvert de signes kabbalistiques. Daniel est un ange de miséricorde qui possède le pouvoir de soigner les Pentacles rongés par l'orichalque — un don inestimable dans un monde où la corruption de l'orichalque est l'un des pires fléaux qui puisse frapper un kabbaliste. Sa présence dans les forêts n'est pas permanente : il erre entre les fiefs de Netzach, mais c'est dans les forêts de Lleug qu'il revient le plus souvent, attiré par la pureté de l'eau vive qui semble résonner avec sa propre nature.

Les forêts de Lleug sont un lieu d'épreuve et de pénitence. Les épines qui barrent chaque sentier ne sont pas que physiques : elles griffent aussi l'esprit du voyageur, faisant remonter à la surface ses regrets, ses fautes et ses hontes les plus enfouies. C'est pourquoi Daniel est appelé l'ange des confessions — car celui qui traverse les forêts de Lleug se confesse malgré lui, et seul celui qui accepte de faire face à ses propres ténèbres peut atteindre les sources d'eau vive au cœur du bois. Mais les sources souffrent elles aussi du tarissement qui frappe tout Netzach : l'eau vive ne coule plus librement depuis que le réseau hydraulique sacré reliant les puits de Pharphar au château d'argent et aux forêts s'est asséché. L'eau vive de Lleug peut encore être recueillie goutte à goutte depuis les épines les plus profondes et conservée dans une fiole, trésor inestimable pour tout kabbaliste luttant contre la corruption de l'orichalque. Mais seul celui qui ranimera les puits de Pharphar rendra aux forêts de Lleug leur pleine puissance purificatrice.

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