Les geôles fuligineuses
Sous la cité aux trois murs d'airain, dans des profondeurs que même la lumière de Meborack ne peut atteindre, s'étendent les geôles fuligineuses — un réseau de cachots dont les murs sont enduits d'une suie noire et grasse qui colle à la peau et aux vêtements, et dont l'odeur âcre prend à la gorge. Les geôles sont les prisons de Binah, le lieu où sont enfermés ceux qui ont perturbé l'équilibre de manière si grave que ni la justice du palais d'onyx ni la miséricorde du palais mordoré ne suffisent à les corriger. Les prisonniers y sont enchaînés dans une obscurité totale, et leurs gémissements forment un chœur lugubre qui résonne dans les galeries.
Le maître de ces geôles est le Le geôlier fuligineux vêtu de brocart, une créature à la peau charbonneuse richement vêtue dont le pouvoir est celui de la malédiction : elle oint sa cible d'une matière graisseuse et noirâtre qui la rend incapable de guérir — les blessures ne se referment plus, les maladies s'aggravent, et le corps se délite lentement. Le geôlier est l'instrument de la punition ultime de Binah — non pas la mort, mais la souffrance sans fin.
D'anciens récits évoquent un prisonnier nommé Tantale, retenu dans les profondeurs les plus reculées des geôles, et dont la libération serait l'un des défis majeurs de Meborack. Certains kabbalistes murmurent que Tantale possède un fils automate dont les secrets mécaniques pourraient éclairer la nature même de l'équilibre cosmique — mais pénétrer dans les geôles fuligineuses et en ressortir est un exploit que peu ont tenté et que moins encore ont accompli.
Créatures résidentes
- Le geôlier fuligineux vêtu de brocart — Créature charbonneuse dont l'onction maudite empêche toute guérison.
Autres créatures de Binah
- Les seigneurs de la plaine de chrysolite — Seigneurs prophétiques de la plaine.
- Les trois sentinelles d'airain, anges d'angoisse, de désespoir et de mort — Anges de la cité aux trois murs qui gardent aussi les accès aux geôles.
Références dans les suppléments suivants
- Magie (1e éd.), p.192
- Le Grimoire du 3e Cercle, pp.84-85,87-88